Voici un hors-série des plus intéressants surtout en cette
période pseudo apocalyptique.
Je suis agréablement étonnée de voir à quel point il est complet et pédagogique. La rédaction reprend l’historique de la question de la définition du temps avec d’abord plusieurs sujets sur le temps observés puis sur le temps fabriqué et enfin sur le temps mesuré. Il me semble crucial de rappeler surtout aujourd’hui que le temps tel qu’il est communément admis n’est qu’une convention qui n’a de valeur que parce que maintenant elle est mondialement reconnue. Il n’est que de préciser que le calendrier chrétien n’a pas toujours été l’unique étalon de référence, et même qu’il y a eu plusieurs calendriers chrétiens, pour rappeler la fragilité de ce qui n’est qu’une convention.
Vous trouverez également à la fin de ce hors-série une interview pour le moins pertinente d’Etienne Klein sur les dernières évolutions de la conception du temps.
Je ne connaissais pas ce scientifique au CV rutilant. Ses réponses constituent à mon sens une bonne approche pour comprendre l’évolution des enjeux autour de ce thème. Déjà il ne propose pas une définition du temps mais une anti définition basée sur la loi de causalité, c’est plus juste, tout en reconnaissant que cette référence de la loi de causalité se trouve elle-même sur la sellette avec les recherches sur l’existence des antiparticules (Equation de Dirac).
« Soit les antiparticules existent et le principe de causalité est une loi de la nature. Soit elles n’existent pas et le principe de causalité n’est par conséquent qu’une lubie de notre entendement. »
Au vu de ce qui m’a été dit c’est plus compliqué que ça, mais au moins on avance sur le sujet. Et histoire d’enfoncer le clou il rappelle :
« On ne mesure jamais le temps directement, mais la durée entre deux instants. »
Surtout ne vous laissez pas impressionner ou intimider par des notions ou du vocabulaire dont vous n’avez pas l’habitude car ce serait dommage. Le sujet est fondamental et il est intelligemment traité. Pour les grands comme pour les moins grands ce magazine de vulgarisation est une bonne source.
Vous l’aurez compris, ce n’est pas pour rien que j’en parle en ce jour du 21 décembre 2012. J’en ai plus qu’assez des déformations fatalistes et péremptoires sur ce changement de cycle. Le plus triste est de constater la peur, le désarroi et parfois la souffrance morale bien réels eux engendrés par cette effervescence alarmiste. Alors ne serait-ce que pour pouvoir argumenter ou aider à relativiser, au moins ça, voici une solution que vous pourrez trouver dans tous les points presses.
JOYEUSE NON FIN DU MONDE A TOUS !!!
Amandine Roy.
Source : Les Cahiers de Science & Vie, N°= 134, janvier 2013
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COCORICOOOO !!!!!!
C’est une revue que j’avais déjà remarquée et cet exemplaire m’a été chaudement recommandé alors…. Très agréable
surprise !!!
Le buzz qui, ces derniers jours, a accompagné la découverte quasi confirmée du Boson de Higgs me laisse sur
ma faim. Le point positif a été de voir tant et tant de médias relayer la nouvelle. Ce n’est pas tous les jours que la physique fondamentale fait la une, ça c’est bien. Cela participe de la
démocratisation de ces sujets qui nous concernent tous. Le point négatif est qu’ils ne comprenaient pas tous ce qu’ils devaient dire, il m’a fallu plusieurs chaînes avant de tilter. Cette
difficulté me semblait bien grande vu qu’on ne leur demandait pas de faire un exposé sur le sujet. Passé le cap de la première nouvelle je me suis aperçue que la grande découverte pose sans doute
plus de question qu’elle n’y répond.
« Le temps n’est plus aux a
priori. »,
Ils me font marrer chez Sciences & Avenir. Là ils partent en croisade, pas une croisade virulente
mais les points sur les « i » sont des plus nets, contre une étude menée par l’INSERM et l’University College de Londres sur nos capacités cérébrales dont les
résultats publiés de manière tronquée dans le British Medical Journal (BMJ) ont fait le buzz chez les scientifiques au sens large, et pas que… Ben oui la manière dont les résultats
tronqués étaient interprétés donnaient lieu à des raccourcis pas vraiment flatteurs et potentiellement lourds de conséquences, genre après 45ans « prenez
jetez ».
J’ai numérisé la couverture pour vous prouver que je n’invente pas. Dans mon article du 06 décembre 2011 je vous parlais déjà du
satellite Planck dont les résultats sont susceptibles à termes de participer à la démonstration de l’existence d’univers multiples, article alors inspiré du dossier du mensuel
Sciences et Avenir N°=778 de décembre 2011. Et bien là c’est le mensuel Sciences et Vie qui en reparle car les premiers résultats sont déjà en cours d’analyse. Ils vont avoir
une bonne année de travail pour nettoyer les interférences afin d’isoler le rayonnement cosmique fossile datant « seulement » de 380000 ans post bigbang. C’est dans ce
rayonnement que se situent peut-être les anomalies de polarisation et de température recherchées. En attendant, comme ces recherches dépassent le cadre du modèle standard, les équipent se
contentent d’imaginer ce qu’ils pourraient trouver, et les scénarios qui s’y rattachent. A ce jour, quatre hypothèses ont été émises. Elles seront confrontées aux résultats. Pour finir de
vous allécher voici deux citations :
Ces mots ne sont pas de moi, c’est le titre de la couverture du mensuel scientifique « La Recherche » de ce mois de
février. Et qu’il y soit question de tapis d’invisibilité, d’optique transformationnelle et de trou dans l’espace-temps n’est pas la preuve qu’ils inaugurent une nouvelle rubrique sur les
fictions intersidérales hollywoodiennes. Il s’agit bien de recherche fondamentale. A titre indicatif je rappelle que notre vue physique est indirecte. Nous ne voyons pas notre environnement par
nous-mêmes, ce sont les rayons lumineux qui parviennent à nos pupilles APRES s’être réfléchis sur ce qui nous entoure, qui nous permettent de voir. Donc depuis longtemps il est
évident que pour créer l’invisible il faut pouvoir empêcher la réflexion et l’absorption de la lumière. Les choses sérieuses ont commencé en 2006 avec l’équipe de David Smith car ils ont
justement réalisé une expérience dans ce sens, expérience qui a été un succès. La clé c’est de courber les rayons lumineux afin qu’ils évitent ce que vous voulez rendre invisible. Concrètement
cette possibilité dépend beaucoup des propriétés du matériau dans lequel la lumière se propage. Dans ce dossier très pédagogique aux illustrations explicites ils vous expliquent même les quatre
façons de rendre invisible… Tout un programme. Je ne vous en dis pas plus ce serait gâcher.
C’est le second numéro consécutif de Sciences et Avenir à nous gratifier d’un dossier complet et très intéressant. Ils
commencent à me plaire chez Sciences et Avenirs !!!
Un magazine de vulgarisation scientifique avec un titre pareil en couverture, je ne pouvais décemment passer à côté.